Remise de Vulgo — Katharina

Ma chère Katha­ri­na, Mar­di dernier, les plus grands sci­en­tifiques du cen­tre de recherche sarinien (autrement dit, nos émi­nents Burschen) se sont réu­nis en group meet­ing pour résoudre une ques­tion d’une impor­tance cap­i­tale : trou­ver la for­mule capa­ble de par­faire l’osmose entre notre chère Sarinia et notre tout aus­si chère rec­trice. Car, pour attein­dre cet équili­bre iso­tonique tant con­voité il nous manque encore un élé­ment essen­tiel : ton vul­go. Guidés par la pureté immac­ulée du blanc de leur band, mus par la rigueur sci­en­tifique qui les car­ac­térise (enfin…), ils t’ont observée avec sérieux, émis des hypothès­es, testé divers­es propo­si­tions… Bref, ils se sont livrés à un véri­ta­ble pro­to­cole expéri­men­tal pour aboutir à un résul­tat digne de toi. Prenant ain­si pour pre­mière ligne direc­trice ta fonc­tion de rec­trice, tant ton titre que l’image que tu dégages les menèrent vers Mag­ni­fi­cat comme pre­mier habil­lage. Mais, claire­ment capa­bles de con­coc­ter quelque chose de plus com­plexe, les Burschen n’en firent pas grand cas et l’écartèrent. Délais­sant dès lors le titre et sa forme pour se con­cen­tr­er sur le fond, ils se penchèrent sur les divers engage­ments de ta fonc­tion. Après avoir été con­traints d’opérer de nom­breuses coupes dans les propo­si­tions afin d’assainir leurs recherch­es, PAFE fut souf­flé. Pas for­cé­ment favor­ables pour autant, cer­tains l’ayant dans le pif, PAFE fit plouf. Décidé­ment en déficit de som­meil, il était plus que temps que les Burschen se réveil­lent. En tant que chancelière de notre mère nourri­cière, cer­tains sug­gérèrent pour la rec­trice : Alma Mater. D’autres hésitèrent entre Mama-mater évo­quant la mère qu’elle est, et Merkel éventuelle­ment pour son côté ger­man­isé. Toute­fois pas ter­ri­ble pour autant, ils n’entrèrent pas en matière, et Alma mater fut mise à terre. Issus d’une société académique, les Burschen pen­sèrent pou­voir vis­er plus haut : se tour­nant ain­si vers le ciel, ils songèrent à Saras­vatî, déesse hin­doue de la con­nais­sance, de l’éloquence, de la sagesse et des arts, ou, dans un reg­istre plus local à Juven­tas, déesse romaine de la jeunesse. Puis, ils ruminèrent sur Min­erve, déesse qui représente non seule­ment la pen­sée élevée, la sagesse et l’in­tel­li­gence mais évoque aus­si Min­er­va McG­o­na­gall, magi­ci­enne hors pair, direc­trice d’école et pro­tec­trice des écol­iers. (Et, pour le cou, une min­erve peut tou­jours offrir un cer­tain sou­tien lorsqu’on est à la tête de l’Université). Mais Si cer­tains firent mine d’aimer Min­erve, d’autres émirent quelques réserves, jugeant que le vul­go man­quait peut-être un peu de verve. Délais­sant ain­si le domaine des dieux, ils se dirigèrent vers ton côté plus studieux. Souhai­tant main­tenir la magie — la sci­ence pou­vant par­fois, aux yeux des pro­fanes, pass­er pour telle, et toi n’étant pas à ton pre­mier tour de passe-passe — nous avons pen­sé que le vul­go Mage pou­vait, peut-être pass­er. Et si pour Katha­ri­na Fromm-Mage revê­tait un petit côté helvète, celui-ci fut jugé de “bas laitage” forçant les Burschen “AOC” le niveau. Le vul­go pas­sa rapi­de­ment à la râpe et les Burschen, désil­lu­sion­nés, com­prirent qu’il allait fal­loir affin­er leur pen­sée. C’est alors qu’ils ten­tèrent d’établir un tableau de chimistes con­nus à tra­vers dif­férentes péri­odes.  Com­mençant par la seule qu’ils con­nais­saient vrai­ment, en y alliant habile­ment ton côté alle­mand, naquit le vul­go Marie Curie Wurst naturelle­ment. Hélas, un peu long et peu reluisant, il fut rapi­de­ment radié de la liste. Puis vint Franklin, en hom­mage à Ros­alind Franklin, femme qui dû con­quérir sa place dans le monde de la chimie ; ce vul­go aurait ain­si per­mis de remet­tre en lumière celle qui fut jadis éclip­sée par ses pairs. Mais, ne souhai­tant pas courir le risque de la voir retomber dans l’ombre de Ben­jamin, Franklin fut, hélas, à nou­veau écarté du chemin. Son­dant ensuite nos ter­res helvé­tiques, nous avons songé à l’alchimiste Philip­pus Theophras­tus Aure­o­lus Bom­bas­tus von Hohen­heim… enfin, plutôt à son surnom : Paracelse. Esprit foi­son­nant et volon­tiers exubérant, voyageur infati­ga­ble ayant, comme toi, côtoyé Stras­bourg et Bâle, mod­èle d’audace, de vail­lance sci­en­tifique et un peu rebelle, il est con­sid­éré par cer­tains comme le fon­da­teur de la chimie actuelle. Et si Paracelse t’allait plutôt bien, les bril­lants Burschen brûlèrent d’envie d’aller plus loin et de t’attribuer un autre de ses nom­breux noms, au féminin : Bom­bas­ta. Bien­heureuse­ment, ils bastèrent… car oui, l’alchimie tend vers l’or. Or, tes recherch­es por­tent sur l’argent, qu’il s’agisse de son util­i­sa­tion comme antibi­o­tique pour pro­téger les pro­thès­es ou sim­ple­ment pour ren­flouer les caiss­es de l’Université. Les Burschen lais­sèrent tomber les chimistes, pas assez experts man­i­feste­ment, et espérèrent trou­ver leur bon­heur au sein de leurs équipements. Ils pro­posèrent pipette en pre­mier, puis, gradu­elle­ment, d’autres idées apparurent au compte-gouttes. Ain­si furent mis à l’essai tube, béch­er, burette, bref, toute la ver­rerie jusqu’à vers­er vers la démesure. D’Éprou­vette à Erlen­mey­er, il fal­lait prou­ver que mal­gré l’éprouvante quête, ils pou­vaient faire meilleur. Car si par ces ver­res de lab­o­ra­toire l’on y trou­vait la ver­tu, ceux-ci restaient laborieux, sans con­tenant, ils son­naient creux. Tou­jours dans les appareils, la flamme qui t’anime pour la chimie fit appa­raître une nou­velle veine : avec une pas­sion brûlante comme la tienne, pourquoi pas Bec Bun­sen ? Tou­jours pas con­va­in­cus, la liste devint menue : il ne restait plus que Dean-Stark. Mais la réac­tion, plutôt néga­tive, bat­tit en retraite, et la propo­si­tion fut rapi­de­ment extraite. Pas­sant des appareils aux molécules, puisque tu es à la fois chimiste et rec­trice, les plus savants d’entre nous te décrivirent comme un même élé­ment aux pro­priétés pou­vant vari­er. Iso-mère fut donc pro­posé. Retrou­vant ce côté mater­nel qui t’habite, d’autres préférèrent met­tre en avant l’étendue de tes engage­ments mul­ti­ples et par­tant pro­posèrent Poly-mère. Peut-être trop amor­phe, cela man­quait encore un peu de polis­sage. Déci­dant de réduire tou­jours plus l’échelle de nos propo­si­tions, jusqu’à l’infime, nous finîmes par attein­dre l’atome. Et si, certes, hors de notre élé­ment, nous avions du plomb dans l’aile et étions en souf­fre-ance, nous n’allions pas nous laiss­er fer : nous étions de vrais durs à cuiv­re. Souhai­tant chlore cette recherche, en potas­sant un peu et à force de phos­pho­r­er, nous décou­vrîmes un atome pou­vant aci­er bien t’aller : l’Arsenic. Son éty­molo­gie « qui dompte le mâle » et sa répu­ta­tion de puis­sant En savoir plus sur­Remise de Vul­go — Katha­ri­na[…]

Laudatio — Cincinnatus

Cher Cincin­na­tus, Le semes­tre touche à sa fin. Dans quelques instants, tu pour­ras enfin dépos­er l’épée de prési­dent et retourn­er à ta char­rue. Mais avant cela, il est de mon devoir de revenir sur les hauts faits de ta dic­tature. Dès le début du semes­tre, tu t’es illus­tré par une présence et un engage­ment irréprochables, dignes des plus fer­vents sariniens. Mal­heureuse­ment, cette belle con­stance a été vite éclip­sée par une série de fuites, « stratégiques » pour­rait-on dire. Fux­en­ral­lye, stamm ren­ver­sé, Fête-Dieu… autant d’événements qui t’ont mys­térieuse­ment attiré loin notre chère sec­tion. Aurais-tu peur de notre impétueux Stall ? Pour chaque absence, chaque lâcheté, je t’attribue 3 BV. Tu es donc au 9e BV. Mais ce n’est pas tout. Alors que cer­tains mem­bres de l’Active s’arrachaient les cheveux par poignées – regardez donc ceux d’Aslan – pour organ­is­er notre voy­age sarinien, tu n’as rien trou­vé de mieux que d’en dire pis que pen­dre auprès de l’Ancienne. C’est une chose d’avoir la langue trop bien pen­due, c’en est une autre de se désol­i­daris­er de ses frères de couleurs devant nos chers Anciens. Pour cette sor­tie de route diplo­ma­tique, je t’attribue donc 6 BV sup­plé­men­taires. Te voilà main­tenant au 15e BV. Ton car­ac­tère dis­cret mais non­cha­lant t’a valu une répu­ta­tion bien établie. Tu es un homme de peu de mots, certes, mais lorsque tu en uses, ils font mouche. Tes répar­ties cinglantes, lancées avec ce flegme dont toi seul à le secret, ont ponc­tué nos stamms avec une régu­lar­ité presque métronomique. Nul doute que cette rhé­torique pas­­sive-agres­­sive soit effi­cace, toute­fois, prends garde à ne pas abuser des bonnes choses. Ain­si, pour chaque fois que tu as envoyé paître un cama­rade (avec un style qui n’appartient qu’à toi), je t’ajoute 1 BV. Te voilà par con­séquent arrivé au 60e BV. Heureuse­ment, ton action au sein de la sec­tion ne se lim­ite pas à ton sens de la pique. Grâce à toi, notre pro­gramme de bil­lets s’est enrichi d’interventions intéres­santes. Tu as su ouvrir nos hori­zons : Mme la Rec­trice, notre Aumônier Churchill, Nico­las Kol­ly, Cel­sius et même – comble de l’audace – Syl­la, le zofin­gien infil­tré, qui mal­gré l’absence de son com­père Ami­ral, a su cap­tiv­er son audi­toire. Ain­si, pour chaque bil­let réus­si, je te retire 10 BV. Par­tant, ces cinq bil­lets te font redescen­dre au 10e BV. Toute­fois, une ombre au tableau, une ligne rouge sur ton bilan se doit d’être men­tion­née. Eh oui cher Cincin­na­tus, alors que chaque Prési­dent se doit d’ouvrir le bal de sa sec­tion, où étais-tu lors de notre bal annuel ? On dit bien que lorsque le chat n’est pas là les souris dansent, hors en cette occa­sion c’était au chat de danser. Un tel man­que­ment est d’autant plus éton­nant de la part d’un Senior qui fit valser sans ménage­ments les Sariniens tout au long du semes­tre. Pour la peine et en guise de repen­tir, te voici dès lors au 15ème BV. Mais n’occultons pas tes mérites. À la prési­dence, tu as su tenir ton rôle avec rigueur. Pré­cis, atten­tif, effi­cace : tu n’as jamais lais­sé une dis­cus­sion s’éterniser inutile­ment. Tu as mené la sec­tion avec calme, sans chercher à briller, mais tou­jours avec effi­cac­ité. Pour cette con­duite exem­plaire, je t’enlève encore 3 BV. Tu te trou­ves actuelle­ment au 12e BV. Et enfin, parce qu’on ne peut décem­ment pas clore cette lau­da­tio sans saluer ton style inim­itable de gen­tle­man Farmer et ton élé­gance cam­pag­narde, je t’accorde une ultime remise de 5 BV. Te voilà, mon cher Cincin­na­tus, au 7ème BV, que tu pour­ras boire à ta guise d’ici la fin du semes­tre prochain. À ta san­té, et mer­ci pour ce semestre !

Chronique de Karak — CIVITAS 3/2024–2025

Il est ressus­cité, Il est vrai­ment ressus­cité ! Avec l’arrivée de Pâques, ce n’est pas unique­ment la résur­rec­tion de notre Seigneur que célébrèrent cer­tains Sariniens, mais égale­ment la fin du Carême qui per­mit le retour de la joie de vivre de nom­bre d’entre nous ! En effet, de valeureux socié­taires avaient décidé de suiv­re une stricte absti­nence en matière de choses com­men­tiques. Bien que je devine à ces mots une pro­fonde incré­dulité chez le lecteur, je puis vous assur­er de la vérac­ité de la chose, toute con­tre-nature qu’elle puisse paraître. Là où Christ tra­ver­sa le désert, le Sarinien fit l’expérience du Stamm « tisane ». Tous furent égale­ment ten­tés maintes fois par le démon, mais tous résistèrent. Tous ? Tous, sauf un hélas. L’amitié sarini­enne m’empêche de divulguer son iden­tité mais nul doute que la lec­ture de ces lignes ne le fasse rou­gir de honte ! Toute­fois, les pri­va­tions ne nous empêchèrent pas de débuter notre semes­tre et de goûter aux délices du pro­gramme con­coc­té par notre cher Senior Cincin­na­tus ! C’est donc en grande pompe que nous eûmes l’insigne priv­ilège de recevoir notre Rec­trice, Madame Katha­ri­na Fromm. Elle évo­qua devant nos oreilles atten­tives les dif­fi­cultés finan­cières que notre uni­ver­sité ren­con­tr­era dans un avenir proche. Toute la sec­tion fut émue par son pro­pos et motivée à se bat­tre corps et âme pour que puis­sent se financer des pro­jets aus­si fon­da­men­taux que celui intro­duisant des « chiens de sou­tien émo­tion­nel » sur le cam­pus ou encore la Queer stud­ies week. Pour laver nos esprits de ces préoc­cu­pa­tions basse­ment pécu­ni­aires, ce fut de Saint Nico­las de Flüe dont Churchill vint nous con­ter l’histoire et les mir­a­cles. Il prof­i­ta de cette occa­sion pour nous rap­pel­er tant la dimen­sion chré­ti­enne de la SES que sa dimen­sion poli­tique. En par­lant de poli­tique, ce fut Mon­sieur le Con­seiller nation­al Kol­ly qui nous dis­pen­sa une con­férence sur les défis aux­quels le monde agri­cole suisse est con­fron­té. Ce dernier étant simul­tané­ment avo­cat et agricul­teur, pour une fois notre Senior ne fut pas seul der­rière sa char­rue ! Cette présen­ta­tion fut suiv­ie d’un moment d’échange très appré­cié des par­tic­i­pants. Sans langue de bois, notre con­férenci­er ne nous prit pas pour des poires et ne nous racon­ta pas de salades. Alors que les red­outa­bles échéances de juin approchent à – trop – grands pas, les Sariniens s’apprêtent à goûter à la vie de château ! C’est en effet à la Grande Riedera qu’aura lieu notre tra­di­tion­nel Bum­mel, où con­for­mé­ment à une tra­di­tion cel­tique mil­lé­naire nous nous réu­nis­sons entre cer­voise et san­gliers ! Puis­­sions-nous boire suff­isam­ment pour pren­dre des forces en vue de nos exa­m­ens ! Jol­liet v/o Karak

Chronique de Karak — Civitas 2/2024 — 2025

Nous voici, cher lecteur, déjà en févri­er, de l’an de grâce 2025 qui plus est ! Ain­si, votre dévoué chroniqueur, bien que le print­emps ne soit encore qu’une loin­taine espérance, se voit con­traint de sor­tir de son hiber­na­tion pour vous relater la geste de notre chère sec­tion. Ce pigiste eût pu, comme Ray­mond Devos jadis, vous par­ler de rien, tout en vous rap­pelant qu’avec trois fois rien, on peut quand même acheter quelque chose, et pour pas cher ! Mais le néant ne pou­vant être sarinien, cette chronique se doit de refléter l’épique pléni­tude de notre de fin de semes­tre. Dans la ligne droite de la pre­mière par­tie de son man­dat, notre Senior n’eut de cesse de faire ray­on­ner sci­ence et cul­ture au sein de notre sec­tion. Tout d’abord, nous eûmes l’honneur de recevoir notre ancien Chéru­bin, dont le bil­let, nous ayant fait vivre un moment d’échange mod­erne et par­tic­i­patif, restera gravé dans les mémoires.  Ce mois de novem­bre fut aus­si l’occasion pour nous de par­ticiper comme chaque année au Dies Aca­d­e­mi­cus, au cours duquel, entre con­férences et apéri­tif gar­gantuesque, nous prîmes part à la vie de notre chère uni­ver­sité. Com­ment ne pas men­tion­ner égale­ment la vis­ite de l’évêché qui per­mit à cer­tains d’entre nous de décou­vrir d’insolites reliques et bien d’autres mys­tères. En par­lant de mys­tères, c’est un objet du quo­ti­di­en que notre cher Express s’employa à démys­ti­fi­er, à savoir la cra­vate. Au cours d’une présen­ta­tion où l’érudition rival­isa avec le sérieux académique de notre cicerone ves­ti­men­taire, les igno­rants act­ifs purent s’imbiber de sci­ence sapo­logue tout comme de bière ! Le con­férenci­er sem­blait telle­ment à son aise que cer­taines mau­vais­es langues firent remar­quer qu’il était curieux qu’il soit avo­cat et non pas notaire. Si le mois de décem­bre nous réserve à son terme la vis­ite du petit Jésus, il nous per­met égale­ment de faire con­nais­sance avec le père fou­et­tard. Vous l’aurez com­pris, c’est dans une joie parsemée de déli­cats coups de verges que les Sariniens célébrèrent la Saint-Nico­las. Non seule­ment, nous fîmes tous gaiement bom­bance, mais les plaisirs de la table rival­isèrent de con­cert avec ceux des arts ! En effet le Fuch­sen­stall délivra une presta­tion remar­quée, sous la forme d’une pro­duc­tion, sub­til mélange entre le vaude­ville et les Guig­nols de l’info. De sur­croît, le grand Saint-Nico­las accom­pa­g­né de son ténébreux acolyte – Jean-Balt­­haz­ar était hélas absent – survint pour dis­tribuer blâmes, mais aus­si récom­pens­es ! La suite de cette soirée étant curieuse­ment plus con­fuse dans l’esprit de l’auteur de ces lignes, que cha­cun se sente libre de se la représen­ter à sa guise ! Ain­si en a‑t‑il été de ce semes­tre, déjà der­rière nous. Toute­fois il aura créé en nous d’impérissables sou­venirs, ne dit-on pas ver­ba volant, ebri­etas manet ? Mais l’avenir nous réserve encore bien des sur­pris­es. D’autant plus que nous fûmes pris en charge par un auda­cieux Ferienkom­mis­sar, qui suiv­ant l’impulsion du célèbre mou­ve­ment MSGA — Make Sarinia Great Again – nous organ­isa un Stamm tir lors de l’intersemestre. Inutile de dire que pour com­penser les émis­sions de mas­culin­ité tox­ique induites par cet événe­ment, une table ronde ayant pour thème  « com­ment com­bat­tre le racisme sys­témique à l’aide de Zipfels inclusifs et biodégrad­ables » sera organ­isée dans les plus brefs délais.  En par­lant de délais, notre bal annuel se rap­proche de jour en jour, et nul besoin de décrire l’enthousiasme du Sarinien qui, dès à présent, rassem­ble ses gou­jons et essaie de trou­ver son Wein­band, entre­posé trop longtemps dans un plac­ard. Embal­lés par un thème orig­i­nal et astu­cieuse­ment choi­sis, nous atten­dons dans l’effervescence ce dernier événe­ment avant de quit­ter ce doux interse­mes­tre. Hen­ri Jol­liet v/o Karakxxx 

Chronique de Karak — CIVITAS 1/2024–2025

Alors que les jours se rac­cour­cis­sent, que l’obscurité pro­gresse, que le froid mor­dant com­mence à nous saisir et qu’aux dires de cer­tains, die Toten reit­en schnell en ce début novem­bre, il sem­blerait que la lumière nous aban­donne et que le dés­espoir nous gagne. Que les loin­tains jours de lumière sont bel et bien der­rière nous.  Que nous allons subir l’hiver sans encore en vivre les fastes et la magie, l’esprit de Noël n’étant pour l’heure matéri­al­isé que dans cer­taines enseignes où de faux pères Noël bedonnants pren­dront tout soudain la place du grand Saint Nico­las d’an­tan. Tan­dis que les petits lutins ont d’ores déjà été rem­placés par des tra­vailleurs ouïghours au béné­fice de mesures d’insertion pro­fes­sion­nelle (très) immer­sives…  Les jours passent, la nos­tal­gie se répand partout, ou presque. Oui, car en ces temps où le com­mun des mor­tels s’a­ban­donne aux tour­ments de la dépres­sion saison­nière, si si il paraît que cela existe, le Sarinien, lui trépigne d’impatience quand octo­bre et novem­bre survi­en­nent! L’un se réjouit de sor­tir du plac­ard son hiver­nal pale­tot qui aus­si deve­nait idéal, l’autre ne pense qu’à arbor­er sa toque de four­rure là où se pâme son féal en songeant au tweed de sa veste. L’élégance étant égale­ment l’apanage de la Sarini­enne, ces dernières ne sont pas en reste : écharpes, man­teaux et Tra­cht­en­jack­en jail­lis­sent des tiroirs, répon­dant avec panache aux pre­mières fraîcheurs!  Quant à ceux que le poids des lainages rebute, ils se réjouis­sent toute­fois des bonnes soirées au coin du feu qui s’annoncent!  Mais au delà des vains exer­ci­ces de style ves­ti­men­taire et des pro­jets de soirées sans lende­main, un meilleur remède con­tre le froid et l’obscurité rassem­ble la cohorte sarini­enne ! Vous l’aurez dev­iné, il s’agit du Stamm heb­do­madaire ! Qu’il soit cul­turel, chaleureux, ren­ver­sé ou tout sim­ple­ment ren­ver­sant, il nous accorde une relâche salu­taire au milieu d’éprouvantes semaines académiques.  D’autant plus que le comité en place a pris soin de nous con­coc­ter un semes­tre aux petits oignons, rien de tel en effet qu’un plat bien mijoté pour se pré­mu­nir des rigueurs de l’hiver. Plus qu’un plat, il s’agit d’un véri­ta­ble menu où tous les goûts se trou­vèrent sat­is­faits. Tous en effet appré­cièrent le tra­di­tion­nel apéri­tif d’automne et rirent devant les intrigues mythologiques que nous con­ta Nopoléon, seuls les Valaisans ne se trou­vèrent pas dépaysés bien sûr!  Com­ment ne pas men­tion­ner égale­ment notre Kram­bam­bu­li, au cours duquel nos druides au long cours nous con­coc­tèrent la fameuse potion mag­ique, seul breuvage socié­taire per­me­t­tant de con­som­mer cinq fruits par jour. Qui a dit que les Sariniens ne pre­naient pas suff­isam­ment soin de leur san­té? En aparté, il faut men­tion­ner que nous faisons ce que tous les médecins pré­conisent : boire, même quand la soif n’y est pas!  Mais le Sarinien ne s’hydrate pas que de bière… Sur un plan plus spir­ituel nous eûmes égale­ment l’honneur et le priv­ilège de recevoir par­mi nous Mgr Morerod v/o Aquino qui vint à nous pour nous éclair­er sur les mys­tères de l’épiscopat et le sens de sa mis­sion. De même, en plus de sat­is­faire aux besoins de nos âmes et de nos gosiers, notre Prési­dent Wag­n­er pourvut égale­ment aux néces­sités de l’esprit au moyen d’une pas­sion­nante con­férence, dont l’intervenant ne fut autre que notre cher Ancien, le Pr Pichon­naz v/o Tryphon. Ce dernier nous présen­ta le rôle que joue l’Euro­pean Law Insti­tute, dont il est le Prési­dent, dans un monde con­fron­té à de nom­breuses évo­lu­tions juridiques de tout ordre.  Sur un plan plus fes­tif, nous eûmes égale­ment la chance de par­ticiper à une Kreuzkneipe aux côtés de la Teu­to­nia et de la Ludovi­cia, notre société amie à Augs­burg. Cette dernière était en effet venue nous vis­iter sur la place de Fri­bourg, cela nous don­na bien sûr l’occasion de fes­toy­er ensem­ble et d’approfondir les liens unis­sant nos deux sec­tions!  À l’évocation d’une pre­mière moitié de semes­tre où rival­isèrent ain­si chants et mots d’esprit, com­ment ne pas être ras­suré quant aux deux mois à venir? Nul doute que l’esprit Sarinien et les ver­tus qui en découlent sauront nous main­tenir dans la joie et la sérénité dans l’attente des réjouis­sances de la Saint-Nico­las!  SSF! Hen­ri Jol­liet v/o Karak 

Chronique de Cartouche — Civitas 3/2020–2021

PARTOUT À DIX !  Nous sommes en 2021 après Jésus-Christ. Toute la Nuithonie est occupée par la pandémie … Toute? Non! Une société peu­plée d’irréductibles Sariniens résiste encore et tou­jours à l’envahisseur. Mal­gré les fer­me­tures des tav­ernes et les restric­tions dra­coni­ennes posées par Coro­n­avirus, la chef du vil­lage fraîche­ment élue Gala-ix, assistée de sa con­se­nior Calami­ty Jane-ixix et son FM Flix-Flak­ix, a su main­tenir la société à flot. Se retrou­vant néan­moins SSF! (sans stamm fixe!), les Sariniens ont eu la chance d’être chaleureuse­ment recueil­lis par Bone­m­ine et son «Fuchs-de-mai­­son» Rap­por­tix qui – dans le respect total de la légal­ité bien évidem­ment – leur ont offert le vivre et le cou­vert. Une cer­voise … Puis une deux­ième … Puis l’amphore en entier! Qu’il était bon de revivre un peu … Lorsque la soirée touchait à sa fin, tan­dis que la plu­part des Sariniens regag­naient leurs pénates, les plus téméraires se rendaient au carnotzet des Goths de l’Alemannia pour boire la corne de trop qu’ils regret­teraient inéluctable­ment le lende­main. Alors que nous déplo­ri­ons l’absence du tra­di­tion­nel ban­quet de la St-Nico­las et l’exil de nos Sages, notre druide Tac-ô-tacix est par­ti cueil­lir quelques baies dans la val­lée du Got­téron afin de pré­par­er sa légendaire potion kram­bam­bulique. Afin d’accompagner cet élixir fer­men­té, notre vénérable Her­cule, présent lors de la céré­monie, nous a généreuse­ment dis­tribué de déli­cieux Panis mel­li­tus. La divinité Neme­sis s’est égale­ment man­i­festée en direct de l’Olympe afin de nous expos­er les mag­nif­i­cences du plurilin­guisme en Helvétie qui mêle langues latines et dialectes bar­bares. Ces petits stamms spo­radiques sont ain­si devenus la Torche qui gar­da la Sarinia au chaud tout au long de cette péri­ode de froid et d’isolement. Et plus la vie autour de nous s’amenuisait, plus notre ray­on­nant vil­lage gran­dis­sait. En effet, la Sarinia a su ten­dre la main aux gens, peut-être à un moment où ils ne pou­vaient pas, où ils étaient seuls chez eux, et cela a d’abord don­né lieu à de belles ren­con­tres, mais surtout à la venue de V nou­veaux füch­ses très promet­teurs: Gaelix, Isaacix, Paule-Fleurix, Tanix et Yoan­nix – de quoi remet­tre un peu de fête en nos coeurs. Avec l’arrivée des beaux jours en Nuithonie [n.d.l.r : oxy­more], quelques «spon­tan» stamms en plein air furent organ­isés au sein de la Basse-ville. Une expédi­tion périlleuse a égale­ment été plan­i­fiée prochaine­ment à Bur­­gus-Sanc­­tus-Petrus situé dans la val­lée Pen­nine afin d’y par­courir tous les recoins du paysage panoramix. Comme toute bonne épopée, la journée se ter­min­era avec un grand ban­quet, quelques san­gliers et de la cer­voise (avec retenue). Car sachez tous que l’alcool bu sans mod­éra­tion est le père de tous les vices … Farpaite­ment! FIN de l’épisode Ludovic Lore­tan v/o Cartouchix

Chronique de Cartouche — Civitas 1/2021–2022

La Tirade d’été Chroniqueur Fuchs  La…La Sarinia… heu… se…se porte bien…  Cyra­no de Burscher­ac                                                                                             Très. Chroniqueur Fuchs Ha ! Cyra­no de Burscher­ac            C’est tout ? …   Chroniqueur Fuchs                                          Mais… Cyra­no de Burscher­ac                                                             Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pou­vait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… Divers évène­ment, – par exem­ple, voici : Agres­sif : « Fuchs ! Les stamms ont finale­ment repris ; Aigle noir 20 heures, venez faire le ser­vice ! » Ami­cal : « Une blonde, un verre de rouge un pastis ? Pour boire, faites-vous fab­ri­quer un bachou. » Descrip­tif : « 8 Burschen et 8 fuch­ses en tout. Que dis-je, huit Burschen ? … un de plus au salon ! » Curieux : « Com­ment ? Ce Bursch est-il Ascalon ? Au Maibum­mel par­di ! Un charia-ge mar­quant. Sans doute de l’année, le meilleur évèn’ment. » Gra­cieux : « Remer­cions d’ailleurs, Divi­no Qui chaque print­emps place la barre plus haut, Assisté des Fuch­ses, de l’aube au cré­pus­cule. Ren­dons grâce égale­ment, à notre cher Her­cule, A notre belle anci­enne, a nos pré­cieux Anciens Tou­jours de bon con­seil, véri­ta­ble sou­tien. » Tru­cu­lent : « Le Comité, Gala en tête, A su nous régaler, un semes­tre de fête ! Une virée en Valais où s’égare Rap­port L’auberge retournée, des sou­venirs en or ! » Prévenant : « trois cas­quettes furent déflorées Descen­dues d’un trait… aus­sitôt remon­tées… Qu’on soit Fuchs ou Ancien, buvez mod­éré­ment Aucun n’est à l’abris, d’un fâcheux acci­dent. » Ten­dre : « Belfort, Cicéron ain­si que Nemo furent tout guilleret d’obtenir leur vul­go. » Pédant : « La pre­mière société qui proclame l’intégration à part entière des femmes. » Cav­a­lier : « Un Neu­ro souhaite nous provo­quer ? Ascalon, Duren­dal, restez donc bien rangés, Ne croi­sons pas le fer, c’est un duel bachique, Il serait désolant de finir dans le Blick… » Empha­tique : « Aucun FM ne peut, Fuch­sten­stall, Gou­vern­er décem­ment, excep­té de Mes­tral ! » Dra­ma­tique : « Sarinia, c’était mieux avant ! » Admi­ratif : « Les act­ifs sont très accueil­lants. » Lyrique : « Met­tons tou­jours les cœurs en fête ! » Naïf : « Le local, quand est-ce que l’on l’achète ? » Respectueux : « Cher Bursch, je bois en ton hon­neur Per­me­ts-moi donc de te dédi­er cette fleur. » Cam­pag­nard : « Hé, tecol’, viens donc boire un godet ! Une car­doch’ ? Chindâ ! Quest-ce c’est bon d’êtr’ Dzodzet ! » Mil­i­taire : « Sortez les Fläuse et les rapières ! » Pra­tique : « Un kreuz à G’nève ? En voilà une pre­mière… Un stamm salévien, pour faire con­nais­sance, Dans un parc per­ché, vrai moment de plai­sance. » Enfin par­o­di­ant Gala en un san­glot : « Cinq CB, un semes­tre, en voilà du boulot… » – Voilà ce que, mon cher, vous m’auriez répon­du Si vous aviez un peu de let­tres et ver­tu Mais ver­tu, le plus lam­en­ta­ble des êtres, Vous n’en eûtes jamais un atome, et de let­tres, Vous n’avez que les cinq qui for­ment le mot : FUCHS ! Il est temps de finir, il manque une rime en uchs… Au plaisir de vous voir, en Stamm, Kneipe ou Messe, Que Dieu vous garde, Sarinia Ser­e­nat Frontes ! (A la fin de l’envoi…) Ludovic Lore­tan v/o Cartouche

Chronique de Cartouche — Civitas 2/2021–2022

“Gour­mand à cro­quer !” Ce semes­tre, j’ai décidé de m’aventurer pour vous dans la poé­tique bour­gade de Fri­bourg afin d’y décou­vrir les délices “sauces et ter­res” du restau­rant qui a fait couler l’encre de plus d’une car­touche : Le Sarinia. L’Equipe : La brigade est cha­peautée toquée d’une chef.fe.x de cui­sine dont la bonne mine n’a d’égale que son amour pour la nour­ri­t­ure, inclu­sive soit-elle. Ayant mis les petits plats dans les grands, son menu de sai­son, bien que très copieux, fut un véri­ta­ble régal. À ses côtés se trou­vait pre­mière­ment un pre­mier sous-chef promet­teur, qui hélas ne fit pas (asca)long feu. Devant au pre­mier chef le rem­plac­er, un sec­ond pre­mier sec­ond aux airs messian­iques se dévoua et repris son rang avec brio. Quant au Maître d’hôtel — qui me lira peut-être — celle-ci a assuré un ser­vice sans faute en par­venant à recruter une pléi­ade de nou­veaux serveurs d’exception (9). Atteignant ain­si un effec­tif de 43 mem­bres, dont une galam­ment élue au CC, nous ne pou­vons que joyeuse­ment con­stater que la cui­sine se porte à mer­veille. L’Endroit : Alors que le restau­rant ouvrait à peine ses portes, une pre­mière embûche survint : inca­pable de trou­ver son lieu ! En effet, depuis la crise san­i­taire de 2020 et tout le bruit autour du COVID, cer­tains, révoltés de tout ce vacarme (ci-après : « anti-vac ») et las qu’on leur demande le passe partout, sug­gérèrent qu’on troque le stand­ing de l’Aigle Noir pour un ser­vice chez l’habitant, à défaut d’un carnotzet. Demeu­rant un moment indé­cis, les sariniens, après plusieurs décis se décidèrent : ils allaient scinder les évène­ments du semes­tre. Car au final, qu’importe le lieu, pourvu qu’on ait stamm, n’est-ce pas ? Le Menu : À peine avions-nous fini de digér­er la céré­monie de clô­ture du 125e orchestré par les grands chefs de Chez Rubin, que notre grand voy­age gas­tronomique débu­tait. Après le tra­di­tion­nel verre de bien­v­enue, nous avons pu en préam­bule, nous délecter d’un plat typ­ique de la région fri­bour­geoise : l’emblématique fon­due moitié-moitié (½ sarinien, ½ grévirien, le tout généreuse­ment arrosé de blanc). N’en déplaise aux puristes du fro­mage unique, cette recette don­na lieu à une resplendis­sante MISE EN BOUCHE. Puis arri­va l’automne et son indis­so­cia­ble APERITIF : un plat des plus hétéro­clites à base de toasts, incor­po­rant habile­ment les saveurs, tant anci­ennes qu’actives. En guise d’HORS‑D’OEUVRE, la cuisinière en chef qui, rap­pelons-le est valaisanne, nous a fait décou­vrir — en toute sim­plic­ité — une spé­cial­ité de chez elle : la Brisolée. Accom­pa­g­né de la dive bouteille (Valais oblige), ce plat fut aus­si char­mant que radieux. Lorsqu’arriva le POTAGE façon « socié­taire » – curieuse con­coc­tion froide com­posée de malt, hou­blon lev­ure et eau – les con­vives, adeptes de la renom­mée « Potage­cup », décidèrent de tous s’affronter en duel. Répon­dant du tac au tac à cet affront l’un d’eux parvint sans effort à rem­porter la coupe. Quant à L’ENTRÉE, celle-ci fut par­ti­c­ulière­ment ren­ver­sante ! Entière­ment pré­paré par les petites mains au ser­vice, ce mets ambrosien aux par­fums gré­­co-romains n’eut aucun mal à met­tre nos papilles en éveil. Nous faisant grasse [sic] de l’onctueuse bièraubeurre, cette mix­tion de polynectare et de philtre d’amour fut un déli­cieux moment de détente pour le palais – à défaut de l’avoir été pour le foie… Le PREMIER PLAT, quoique plus patri­o­tique, nous a tout de même fait voy­ager : il s’agissait d’une escapade à la zuri­choise façon Ori­on – de quoi bien se faire péter la cein­ture. L’irréprochable cui­sine étoilée n’a eu d’égal que l’accueil qui nous a été réservé par les cuistot(o)s. Une fois s’être gorgés d’amitié et de nou­velles ren­con­tres, nous avons vertueuse­ment enchainé avec le DEUXIÈME PLAT. Con­coc­té par notre aumônier descen­du de son église sur la colline pour l’occasion, celui-ci s’est dévoué corps et âme. Spé­cial­ité à base de foi, la présen­ta­tion était de toute richesse, sans pour autant tomber dans l’étouffe-chrétien. Mais trêve de nour­ri­t­ure spir­ituelle, place au FROMAGE ! L’air froid fri­bour­geois com­mençant à guet­ter nos tablées, la chef — infidèle tant au gruyère qu’au vacherin –nous servit son incon­tourn­able raclette. Issue tout droit des fours ruti­lants de l’Abbaye de St-Mau­rice, nos estom­acs furent vite mis au chaud. Quant à nos cœurs, ceux-ci furent mis en fête par l’égayante hos­pi­tal­ité de nos hôtes agau­niens. Ayant tous gardé la fameuse “petite place” pour le DESSERT, nous pûmes sans ver­gogne nous repaître de l’esculent entremets trilogique de la Saint- Nico­las Aslan. Bercés par des chants de mess­es d’une beauté édénique, nous fluc­tu­ions entre fuch­si­fi­ca­tion solen­nelle et vaude­ville west­ern­ien. Cerise sur le gâteau, nous assistâmes à la pro­mo­tion d’un de nos serveurs, acclamé par un ton­nerre d’applaudissements et une hémor­ragie de bon­heur ! Le CAFE fut placé sous le signe de la cour­toisie & du savoir-vivre. Le par­tic­ulé Dauphin de l’Etiquette, présent pour l’occasion, nous inculqua les usages du monde et l’art de la table.Désor­mais éru­dit en la matière, nous remîmes le cou­vert. Je ne m’attarderais pas sur le DIGESTIF, mys­térieuse bois­son druidique dont la teneur en alcool n’aide pas quant à sa pronon­ci­a­tion. Kr..Kroma…Krambali…boulyne…Bref, pas­sons ! Ras­sas­iés, cer­tains virèrent au vert lorsque le chef, dans un élan de cui­sine fusion, appor­ta d’immiscibles MIGNARDISES : panier de vau­dois­eries hel­ve­­tio-zofin­gi­en­nes recou­vertes d’une sauce blanche mai­son. Mélange à pre­mière vue indi­geste, une bouchée suf­fit pour faire dis­paraître l’appréhension et laiss­er place au plaisir goû­tu du fruit défendu. Cette fois-ci repu, son­na l’heure de L’ADDITION, du coup de fusil, de la douloureuse. Quelle ne fut pas ma sur­prise lorsque l’on m’annonça qu’une âme char­i­ta­ble avait offert ce repas hér­culéen. Une généreuse mécène, dénom­mée Anci­enne, que j’aimerais remerci­er, de son intariss­able bien­veil­lance et de son inces­sant sou­tien. Attristé d’apprendre que le restau­rant itinérant fer­merait pen­dant l’hiver, on m’annonça qu’un chef dou­ble­ment étoilé reprendrait le flam­beau dès la sai­son nou­velle. Bien que cer­tains amis râlèrent quant à la fer­me­ture de l’unique Aigle Noir, le Six Hérons lui suc­cédera le temps de l’intersemestre. Je souhaite tout plein de suc­cès et de courage au prochain cor­­don-bleu ain­si qu’à sa troupe, car après un tel fes­tin, il y aura du pain sur En savoir plus surChronique de Car­touche — Civ­i­tas 2/2021–2022[…]

Chronique de Pléiades — Civitas 3/2021–2022

Quel début d’année 2022 pour la Sarinia! Attrapez une petite madeleine au vol, plongez-la dans un thé au tilleul, et lais­sez-vous envahir par les sou­venirs de ces quelques pre­miers mois mou­ve­men­tés… Riche en activ­ités, l’inter-semestre s’est déroulé sous le signe du jeu: énigmes, tournoi Mario Kart, Laser game et jeux de société, ces petites ani­ma­tions nous ont per­mis de partager de rich­es instants d’amitié et ont su garder nos infati­ga­bles gosiers humec­tés de bières et d’hydromels! Le début offi­ciel du semes­tre a démar­ré avec notre tra­di­tion­nelle Kneipe d’ouverture à l’Aigle Noir, sans masque ni QR code. Nos bonnes vieilles habi­tudes sont rev­enues au galop; en effet, toute cette lib­erté nous a fait fes­toy­er jusqu’à pas d’heure, réveil­lant tout le quarti­er au son des élé­gants chants sariniens (mal­gré les nom­breux silen­ci­um ton­nés par notre «nou­veau» prési­dent). Heureuse­ment que la ver­tu s’est rapi­de­ment invitée à nos tables afin de repren­dre ses droits! À coup de duels bachiques, ter­ras­sant l’imbattable Tac_Ø_taC pour sauver sa Princesse Passep­a­rtout, notre cher Cicéron a obtenu sa troisième couleur! Il ne faudrait pas oubli­er la couleur blanche, elle est aus­si présente sur nos bands. La sci­ence a spé­ciale­ment été mise à l’honneur en ce début d’année. Qua­tre bil­lets sont à la carte de ce nou­veau semes­tre: ceux de Nemo, Cicéron, Ascalon et Aslan. C’est ain­si que notre Fuchs­ma­jor a inau­guré l’exercice avec un thème explosif: la syn­thèse d’une molécule inter­venant dans le fonc­tion­nement d’un proces­sus enzy­ma­tique (san­té). Ses expli­ca­tions nous ont ramenées à nos ten­dres années de col­lège, lorsque, avachis sur nos chais­es de jeunes élèves, nous suiv­ions – non sans peine – de pas­sion­nants cours de chimie. Toute­fois, après quelques liaisons cova­lentes et ion­iques, cer­tains d’entre nous ont préféré s’atteler à une sci­ence bien plus dure: celle de l’évaporation œsophagi­en­ne d’une solu­tion ethanolo­hu­mu­lone isomérisée, plus com­muné­ment nom­mée «descente de bière». Tou­jours sous le signe de la sci­ence (mais aus­si celui de la ver­tu), le fameux sémi­naire des cadres et des can­di­dats nous a per­mis de décou­vrir l’existence d’un pro­gramme de base, mais aus­si d’approfondir nos con­nais­sances sur l’histoire de la SES. Mal­gré le manque de bois­son durant tout un après-midi (les füchse se retrou­vèrent assoif­fés), les présen­ta­tions se sont suc­cédé à toute vitesse, grâce à la qual­ité des inter­venants. Un grand mer­ci à Bone­m­ine, Torkel, Man­dark, Berlioz, Gala et Partout!  Bran­dis­sant nos couleurs le 23 mars, le Swiss Couleur Day a fait ray­on­ner les dif­férentes sec­tions dans toute l’Université et nous n’avons bien évidem­ment pas oublié de nous hydrater cor­recte­ment par ces tem­péra­tures annonçant l’été! Finale­ment, nous nous sommes déplacés jusqu’à Berne pour vis­iter le Schützen­mu­se­um et manger quelques Piz­zas, pour finir notre folle aven­ture au stamm de la Berch­toldia. Ain­si, nous pour­rions résumer notre début de semes­tre par la phrase suiv­ante: Enivrez-vous, tout en gar­dant la sci­ence et la ver­tu auprès de vous! Tania Balzari­ni v/o Pléiades

Chronique de Haïku — Civitas 2/2022–2023

Vous allez trou­ver ici un petit résumé de tout notre semes­tre d’automne 2022, qui fût, à n’en pas douter, très riche. Que ce soit en mem­bres, en bil­lets ou en bière, nous n’avons man­qué de rien (surtout en ter­mes de bil­lets qui furent presque aus­si fréquents que les bières). Nous avons égale­ment eu un semes­tre guidé par les tra­jets qua­si­ment heb­do­madaires vers d’autres sociétés. Ale­man­nia, Neu-Roma­­nia, Leon­i­na, Agau­nia, Gre­viria, même Zofin­gue et d’autres nous ont tous accueil­lis chaleureuse­ment dans leurs Stamms. Un de nos pre­miers événe­ments du semes­tre a d’ailleurs été la Kneipe chez nos jeunes amis bul­lois, où l’un de nos mem­bres a voulu leur appren­dre pourquoi il faut tou­jours garder ses affaires sous sur­veil­lance. C’était édu­catif évidem­ment. Suite à cela, le senior AscalonX accom­pa­g­né de AslanXX et CicéronFM ont offi­cielle­ment ouvert le semes­tre, ce qui a lancé une vague de sig­na­tures assez con­séquente, puisque ce n’est pas moins de huit nou­veaux mem­bres que nous avons accueil­lis cet automne. Il faut dire que le Stamm bien­v­enue a bien fonc­tion­né. Cha­cun a pris le temps de bien réfléchir avant de s’engager, ce qui ne nous laisse que des nou­veaux mem­bres engagés. Ain­si, à l’apéri­tif d’automne, nous avons pu assis­ter aux pre­mières Fuch­si­fi­ca­tions, celles de Lae­ta, Nar­cis­sa et Vin­ci. Ça a aus­si été l’occasion de dis­cuter avec nos Anciens, vieux et moins vieux, autour de quelques ver­res, tout en faisant atten­tion à ne rien laiss­er tomber dans les escaliers. S’en est suivi le Kram­bam­bu­li de notre société, durant lequel se sont faits fuch­si­fi­er Alain et Névé. Durant la soirée, une Fuch­sen­révo­lu­tion nous a tous fait pass­er un super moment col­oré d’amitié. Comme Car­los était en retard, il ne s’est fait fuch­si­fi­er qu’au Stamm suiv­ant. S’en sont suiv­ies une bonne et une mau­vaise nou­velle; tout d’abord, comme le veut la tra­di­tion, ce sont trois fiers Sariniens qui ont occupé le podi­um de la Bier­cup activ­i­ti­enne. Mais nous avons à peine eu le temps de prof­iter de cette vic­toire qu’il y eut un drame; l’armée nous enl­e­va notre prési­dent. Durant le Stamm ren­ver­sé, les Burschen ten­tèrent de le retrou­ver sous le com­man­de­ment d’Aslan en mangeant des piments, mais ce ne fut pas assez. Heureuse­ment, Ascalon fut de retour à temps pour la Saint-Nico­las et subir les coups du Père fou­et­tard, comme d’autres. Durant cette soirée, nous avons pu assis­ter à la Fuch­si­fi­cac­tion de Syl­vain ain­si qu’aux Burschi­fi­ca­tions de Walkyrie, Poppin’s et Cincin­na­tus. Finale­ment, nous avons clos le semes­tre le cœur rem­pli de bons sou­venirs, en accueil­lant (encore) un nou­veau Fuchs, Nico­las. Le Fuch­sen­stall a voulu remerci­er le comité sor­tant pour leur tra­vail en leur offrant de mag­nifiques boucliers en car­ton aux couleurs sarini­ennes. Puis ça a été le moment de laiss­er la place au nou­veau comité: AslanX, Poppin’sXX et WalkyrieFM. C’est donc avec un très bon bilan de fin d’année 2022 que nous nous lancerons bien­tôt dans un nou­veau semes­tre, en espérant qu’il soit aus­si riche que le précé­dent. Ludi­vine Penseyres v/o Haïku